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Gazette d’août 2022

Pas de vacances pour les abeilles ! Nos petites pollinisatrices travaillent encore avec acharnement à la récolte du pollen. Que ce soit en bord de mer ou à la montagne, elles sont bien présentes et il faudra attendre la rentrée de septembre pour observer une baisse de leur activité. Que se passe-t-il pour les abeilles sauvages en août ? Qui est l’abeille à culottes ? Quel est le mode de vie de l’osmie bleue ? Bienvenue dans la gazette du mois d’août !

LES ABEILLES SAUVAGES EN AOÛT

Nous sommes déjà mi-août et la saison estivale est bien avancée ! Les abeilles d’été sont encore actives dans les Dorlotoirs et elles le resteront tant qu’elles trouveront suffisamment de fleurs à butiner et que les températures resteront élevées. Dans les régions ensoleillées de France, les butineuses seront présentes jusqu’à fin septembre !


QUE SE PASSE-T-IL DANS MON DORLOTOIR ?

Dans les Dorlotoirs, les larves des abeilles d’été se développent tranquillement et construisent leurs cocons.

Si vous observez des tubes bouchés par une cloison de terre, n’oubliez pas de les mettre à l’abri en les déposant dans un bocal, l’extrémité du tube qui était au fond du Dorlotoir devant se retrouver au fond du bocal. Déposez un filet par-dessus et fermez le avec un élastique. Entreposez le dans un garage ou un abri de jardin : il est important que les larves ressentent les variations de températures naturelles.

Il est encore trop tôt pour nous renvoyer vos tubes. Nous vous préviendrons par email lorsque le moment sera venu de nous les confier pour la période hivernale !


LES ABEILLES À CULOTTES

Cette abeille sauvage fait partie de la famille des Mellitidés, et possède deux noms : en Allemagne et en Angleterre, on la surnomme “abeille à pantalon” en raison de ses pattes arrière recouvertes de longs poils dorés, qui donnent l’impression qu’elle porte un pantalon large. Les Français préfèrent l’appeler “abeilles à culottes“.

COMMENT LES RECONNAITRE ?

Les abeilles à culottes sont des abeilles terricoles, c’est-à-dire qu’elles nidifient dans le sol et plus précisément dans les zones sableuses. Elles sont reconnaissables grâce à leur abdomen sombre orné de fines bandes plus claires. Le mâle est légèrement plus fin que la femelle et de couleur dorée.

Dasypoda Hirtipes est l’espèce la plus commune et mesure environ 12 millimètres. Ce sont des abeilles estivales qui se rencontrent de mi-juin à août dans le nord de l’Europe.

COMMENT LES ABEILLES À CULOTTES CONSTRUISENT-ELLES LEURS NIDS ?

Après l’accouplement, les femelles s’occupent seules de la construction du nid. Elles creusent le sol avec leurs mandibules et, en reculant, repoussent la terre à l’aide de leurs pattes postérieures. Le sable sorti du nid forme un petit tas.

La galerie principale descend verticalement sur une distance d’environ un mètre puis se sépare en galeries, au fond desquelles l’abeille place un mélange de nectar et de pollen, pond un œuf, puis ferme la cellule avec une mince couche de terre et recommence l’opération.

À la différence d’autres espèces d’abeilles sauvages, comme l’osmie cornue, les cellules du nid de l’abeille à culottes ne sont pas tapissées d’une substance protectrice. Les boulettes de nectar et de pollen sont rehaussées du sol à l’aide de trois petits pieds composés de la même substance. Cette forme peut faire penser à un petit tabouret, permettant à l’abeille à culottes d’isoler du sol la larve qui sera déposée sur les boulettes de nectar. Si une cellule n’est pas terminée dans la journée, elle est abandonnée.


ÇA SE PASSE CHEZ VOUS : TÉMOIGNAGE DE LAËTITIA

Laëtitia et sa famille sont des Dorloteurs d’abeilles sauvages depuis maintenant un an. Comment est-elle devenue Dorloteuse ? Pourquoi avoir choisi de dorloter les abeilles sauvages ? Elle a accepté de partager son aventure avec nous !

Si comme Laëtitia vous souhaitez témoigner et raconter votre aventure de Dorloteur d’Abeilles, c’est par ici !

ZOOM SUR : L’OSMIE BLEUE

Lorsque le mot “osmie” apparaît dans une discussion, c’est la description de l’osmie cornue ou l’osmie rousse qui revient le plus souvent. Cependant, il existe d’autres osmies plus discrètes dans vos jardins, mais qui sont bel et bien présentes !

Cette petite abeille appartient au genre osmies (osmia caerluscens). Le mâle mesure entre 5 à 6 mm quand la femelle mesure entre 7 et 8,5 mm. On peut les différencier grâce à la couleur de leurs poils : le mâle est plus poilu avec des reflets brillants de couleur cuivre à vert métallisé. Alors que la femelle présente des reflets bleutés et un duvet blanc clairsemé.

Comme les autres osmies, cette abeille sauvage niche dans des trous et des cavités préexistantes (tiges de plantes creuses, morceaux de bois …). Vous pouvez donc aisément l’observer construire son nid à l’intérieur des Dorlotoirs. Surtout que cette petite abeille sauvage a deux générations par an !

La revue pédagogique 100% abeilles sauvages est la nouveauté de cet été !

Cette revue illustrée d’une vingtaine de pages a été pensée pour les enfants à partir de 8 ans, mais elle saura aussi ravir les adultes curieux de découvrir le monde des pollinisateurs. Qu’est ce qu’une abeille sauvage ? Comment les abeilles maçonnes font-elles leur nid ? Quel est le cycle de vie des osmies ? comment identifier les abeilles présentes dans le Dorlotoir ?

Bon mois d’août à vous.

Gazette de Juillet 2022

Au mois de juillet, les abeilles sauvages d’été comme les coupeuses de feuilles ou les abeilles cotonnières sont en pleine période d’activité. Si elles sont plus discrètes que les abeilles de printemps, elles n’en sont pas moins essentielles et passionnantes à observer ! Que se passe-t-il chez les abeilles sauvages en juillet ? Qu’est ce que la pollinisation ? Que sont les néonicotinoïdes dont on entend si souvent parler ? Bienvenue dans la Gazette du mois de juillet !

LES ABEILLES SAUVAGES EN JUILLET
Un grand nombre d’abeilles sont actives en juillet. On les observe aisément dans le tilleul, la lavande ou la glycine. Les bourdons et les abeilles des sables, qui font leur nid dans le sol, sont notamment très présents ! Les abeilles maçonnes ont quand à elles terminé leur période de vol et les cocons sont formés dans les Dorlotoirs. Si vous avez changé vos tubes pour accueillir les abeilles d’été, voici quelques espèces que vous pourriez avoir la chance d’observer !
 

 

QUELLES ABEILLES PUIS-JE OBSERVER ?
L’abeille coupeuse de feuilles qui poinçonne de petits bouts de feuilles dans vos jardins, et les assemble en forme de cigare pour construire son nid.
L’abeille cotonnière qui se distingue par sa couleur jaune et noire qui la fait ressembler à une guêpe. Elle prélève des fibres végétales sur certaines plantes, qu’elle assemble en une matière cotonneuse. Son nid a l’air bien confortable pour accueillir la future génération !
L’abeille résinière qui récolte de la résine sur les conifères pour former son nid. L’une des espèces les plus courantes est mégachile sculpturalis. Originaire d’Asie, cette abeille de grande taille s’installe volontiers dans les Dorlotoirs !
L’abeille des sables qui pond ses oeufs dans le sol et se plaît particulièrement dans les terrains sablonneux. Il existe un grand nombre d’espèces d’abeilles terricoles : elles représentent 70% des abeilles sauvages ! Cette abeille ne s’installera donc pas dans votre Dorlotoir, mais vous l’accueillez peut-être sans le savoir dans votre jardin !

QUE SE PASSE-T-IL DANS MON DORLOTOIR ?

Outre l’installation des abeilles d’été, d’autres phénomènes surprenants peuvent se produire courant juillet.

  • Des points noirs apparaissent dans les nids d’abeilles de printemps
Pas d’inquiétude, il ne s’agit pas de parasites ! Ce sont tout simplement des débris végétaux rejetés par les larves en développement, avant de se mettre à l’abri dans leurs cocons. C’est donc tout à fait normal !
  • Des parasites sortent des nids d’abeilles de printemps
Si vous observez de petits insectes noirs qui sortent de vos nids d’abeilles de printemps, il s’agit probablement de guêpes monos. C’est un des prédateurs les plus fréquents dans les nids des abeilles maçonnes. Cette petite guêpe pond directement à l’intérieur des cocons des abeilles maçonnes. Elle a deux générations par an, dont une première voit le jour en juillet. Si vous en observez, écartez-les au maximum de vos tubes, et remettez bien le filet ou tissu de protection en place.

ABEILLES ET POLLINISATION

Jérôme est apiculteur depuis 4 ans et habite dans les Deux-Sèvres, à Thouars. Il a accepté de nous expliquer en quoi consiste la pollinisation et pourquoi le travail des abeilles est aussi important.
La pollinisation par les abeilles sauvages présente quelques spécificités. Lorsqu’une abeille sauvage butine une fleur pour collecter du nectar et du pollen, qui serviront à la nourrir et à nourrir ses larves, elle les stocke sur ses poils et sa brosse à pollen. Cette brosse peut se situer sur les pattes arrières, ou sous l’abdomen pour les espèces de famille Megachilidae. Cette fixation précaire du pollen au corps de l’abeille sauvage est l’un des facteurs expliquant la plus grande efficacité de son travail de pollinisation.
En effet, lors du transport, seulement 10% du pollen arriveront au nid de l’abeille sauvage, tandis que 90% tomberont de son corps durant le vol, ou lorsqu’elle se posera sur une nouvelle fleur. Ce vol mouvementé contribue à la pollinisation et à la reproduction des plantes.

ZOOM SUR : LES NÉONICOTINOÏDES

Les néonicotinoïdes sont des substances insecticides utilisées en agricultures pour combattre les insectes pouvant affecter le développement des cultures. Cependant, l’usage de ces produits suscite des inquiétudes dans de nombreux pays, notamment en raison de leurs effets sur les insectes pollinisateurs.
Ces substances sont majoritairement utilisées de manière préventive en enrobage des semences. Elles pénètrent dans le système vasculaire de la plante cultivée et se retrouvent dans les feuilles, le nectar et même le pollen. Les abeilles et les bourdons qui butinent ces fleurs ingèrent donc ces produits à leur tour.
Les abeilles sauvages sont particulièrement exposées à ces insecticides, puisqu’elles nichent la plupart du temps dans le sol, et construisent leur nid à partir de terre humide (abeilles maçonnes) ou d’éléments végétaux (abeilles coupeuses de feuilles).
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Quelle est la différence entre le pollen et le nectar ? Ces deux substances sont indispensables pour les abeilles, mais sont totalement différentes !

Le pollen est riche en protéines et toutes les plantes à fleurs en produisent, tandis que le nectar contient principalement des glucides et n’est sécrété que par certaines fleurs. C’est d’ailleurs grâce au nectar que les abeilles domestiques fabriquent le miel !

Bon mois de juillet à vous.

Gazette de Juin 2022

L’été arrive à grands pas et apporte avec lui de nouvelles espèces d’abeilles. Les osmies ont déjà terminé la construction de leurs nids et laissent place aux bourdonnements plus discrets des abeilles d’été. Plus difficiles à observer, elles ont déjà commencé à investir vos Dorlotoirs et sont essentielles à la pollinisation des jardins et cultures !
Que font les abeilles sauvages en juin ? Que se passe-t-il dans le Dorlotoir ? Quand et comment mettre les nids à l’abri ? Bienvenue dans la Gazette de juin !
 

LES ABEILLES SAUVAGES EN JUIN

Le mois de juin est un mois particulier autour des Dorlotoirs. Les abeilles de printemps (abeilles maçonnes principalement, dont les désormais célèbres osmies cornues et osmies rousses) ont terminé la construction de leurs nids. Elles laissent progressivement la place aux abeilles d’été, comme les abeilles cotonnières ou les coupeuses de feuilles, qui sont plus discrètes, mais bien présentes et indispensables !
Pas d’inquiétude donc si le bourdonnement des abeilles se fait plus discret autour de vos Dorlotoirs et dans vos jardins. La transition ne prendra qu’une quinzaine de jours, le temps que les abeilles d’été fassent leur apparition. 
 

QUE SE PASSE-T-IL DANS MON DORLOTOIR ?

Dans les Dorlotoirs, les larves des abeilles maçonnes finissent de consommer leur stock de pollen. Elles grandissent et construisent leurs cocons.
C’est au tour des abeilles d’été de s’installer ! De véritables œuvres d’art apparaissent dans vos tubes selon l’espèce que vous abritez. L’abeille coupeuse de feuilles, par exemple, découpe de petits bouts de feuilles pour construire son nid. Elle assemble les fragments de feuilles pour former des cellules en forme de cigare. Chacune de ces cellules accueillera un oeuf et un petit stock de pollen !
 

QUAND ET COMMENT METTRE LES NIDS A L’ABRI ?

Les tubes en carton qui sont fermés par un bouchon de terre peuvent maintenant être retirés délicatement du Dorlotoir. Manipulez-les avec précaution pour ne pas abîmer les larves en développement.
Déposez les tubes verticalement à l’intérieur d’un bocal. L’extrémité du tube qui était au fond du Dorlotoir doit se retrouver au fond du bocal. L’extrémité qui était à l’avant du Dorlotoir est donc dirigée vers le ciel. Ainsi, les larves restent bien au contact de leur stock de pollen !
Autour du bocal, déposez un filet ou un tissu (torchon ou vieux vêtement par exemple) et maintenez l’ensemble à l’aide d’un élastique.
Entreposez l’ensemble dans une pièce à la température extérieure et à l’abri de l’humidité, dans un garage ou un abri de jardin par exemple, jusqu’à la fin de l’été. Il est important que les larves ressentent les variations de température naturelles pour qu’elles se développent au mieux.
Il est encore trop tôt pour nous renvoyer vos tubes. Nous vous préviendrons par email lorsque le moment sera venu de nous les confier pour la période hivernale !

REMPLACER LES TUBES DÉJA OCCUPÉS

Si la plupart de vos tubes ont été investis par des abeilles de printemps et que vous souhaitez installer de nouveaux tubes pour les espèces d’été, c’est possible ! Des tubes de remplacement sont disponibles sur la boutique.
Je veux des tubes

ZOOM SUR LE SYRPHE

Dans les milieux fleuris, il est très fréquent d’observer une multitude de pollinisateurs qui s’activent pour prélever du nectar, du pollen, ou d’autres ressources végétales. Certains insectes ressemblent fortement aux abeilles mais n’en sont pas !
Le syrphe fait partie de ces auxiliaires du jardin qui nous trompent aisément. Dépourvu de dard, il ne pique pas. Il utilise le mimétisme pour ressembler à une abeilles et décourager ses prédateurs. On peut différencier le syrphe d’une abeille grâce à son unique paire d’ailes (quand l’abeille en a deux). Ses antennes sont aussi beaucoup plus courtes que celles des abeilles.
Cette petite mouche est un agent incontournable contre les pucerons, mais c’est aussi un très bon pollinisateur. Les adultes se nourrissent de pollen et de nectar, comme les abeilles sauvages, et participent donc à la pollinisation de nos jardins et cultures.
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ÇA SE PASSE CHEZ VOUS : TÉMOIGNAGE DE CATHERINE

Catherine habite dans l’arrière-pays niçois et elle est une Dorloteuse d’abeilles sauvages depuis maintenant 2 ans. Comment est-elle devenue Dorloteuse ? Pourquoi avoir choisi de dorloter les abeilles sauvages ? Elle a accepté de partager son aventure avec nous !
Vous souhaitez témoigner ? Nous serions ravis d’échanger avec vous !
Écrivez-nous !
Que votre aventure dure depuis quelques années ou qu’elle vienne tout juste de commencer, chaque avis compte et aide à faire connaître l’initiative ! Si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour témoigner de votre expérience de Dorloteur ou Dorloteuse d’Abeilles.
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Gazette de Mai 2022

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Les jours rallongent, le pollen chatouille le nez et les chants d’oiseaux retentissent. C’est officiel, le mois de mai s’est définitivement installé ! Les abeilles maçonnes sont toujours bien présentes et virevoltent autour des Dorlotoirs. Que se passe-t-il pour les osmies en mai ? Quels sont les impacts de la météo sur le comportement des abeilles ? Le bourdon est-il une abeille comme les autres ? Bienvenue dans la Gazette du mois de mai !
 

LES ABEILLES SAUVAGES EN MAI

Au mois de mai, l’activité des abeilles sauvages se poursuit. Dans les régions les plus chaudes, il se peut que les osmies aient déjà presque terminé la construction des nids. Les larves des premières semaines ont bien grandi en se nourrissant du pollen. Les plus jeunes ressemblent encore à des grains de riz et sont en pleine croissance. C’est le bon moment pour les observer dans les tubes transparents ! 
La croissance des jeunes abeilles maçonnes
L’œuf de l’abeille maçonne éclot environ 7 jours après la ponte pour donner naissance à une petite larve. Cette dernière est posée sur le stock de pollen laissé par la maman abeille dans la cellule de son nid. La larve s’en nourrit et continue de grandir durant 40 jours. C’est après cette période de croissance que la larve commence à tisser son cocon, dans lequel elle passera ensuite près de 10 mois !
Que faire si tous mes tubes sont occupés ?
Si tous vos tubes sont occupés dans votre Dorlotoir, attendez le mois de juin pour les mettre à l’abri. En effet, les larves à l’intérieur sont encore jeunes et fragiles : il faut éviter de les déplacer. Dans quelques semaines, vous pourrez retirer délicatement vos tubes pour les mettre à l’abri dans un endroit sec.
Si vous souhaitez les remplacer pour accueillir des abeilles d’été (les coupeuses de feuilles et les cotonnières devraient bientôt faire leur apparition !), vous pourrez vous en procurer sur notre boutique en ligne. Mais pas d’inquiétude, nous vous expliquerons tout cela en détail dans la gazette de juin !
 

LES ABEILLES ET LA MÉTÉO

Vous êtes vous déjà demandé ce que deviennent les abeilles sauvages en hiver, lorsqu’elles disparaissent mystérieusement ?
Le cycle de l’abeille sauvage est calqué sur les variations de température. Déjà soumises à de nombreux stress comme les pesticides, les maladies et les parasites, les perturbations météorologiques et climatiques viennent s’ajouter aux contraintes de vie de nos abeilles.
Merci à Isabelle, Annick et Christine pour ces jolies photos
Lorsqu’il commence à faire froid, c’est le signal de l’arrivée de l’hiver. Les abeilles maçonnes entrent alors en diapause, période pendant laquelle elles se développent dans les cocons. Et au contraire, la remontée des températures à la fin de l’hiver est le signal que les beaux jours reviennent et qu’il est temps d’éclore ! Le dérèglement climatique a un impact direct sur le cycle de l’abeille sauvage. En effet, si l’hiver est trop doux, les abeilles peuvent ressentir les températures printanières et éclore trop tôt… Alors qu’elles ne trouveront aucune fleur à butiner ! Et si une vague de froid arrive après ce réveil précoce, cela peut les fragiliser et les priver de toute nourriture.
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COMMENT AIDER LES OSMIES EN MAI ?

Pour aider les abeilles sauvages, veillez à installer votre Dorlotoir à l’abri de la pluie et du vent, à plus de 50 cm du sol et si possible orienté vers l’est ou le sud-est. Si vous le pouvez, proposez-leur un point d’eau ou construisez-en un : une petite coupelle d’eau suffira pour que les abeilles sauvages puissent se rafraîchir durant l’été. Dans le jardin, n’utilisez pas de produits chimiques, ne tondez pas la pelouse trop souvent et laissez quelques zones où les fleurs sauvages pourront pousser librement !
 

ZOOM SUR LE BOURDON TERRESTRE

Partons à la découverte d’une autre abeille sauvage. Celle-ci ne s’installe pas dans le Dorlotoir mais elle est bien présente dans vos jardins : c’est le bourdon terrestre !
Reconnaissable à son profil robuste et à son vol un peu hésitant et bourdonnant, il très apprécié par les cultivateurs de tomates. Et pour cause ! C’est une plante qui nécessite un mode de pollinisation bien spécifique, que le bourdon est l’un des seuls à maitriser. Le bourdon, grâce aux muscles de ses ailes, s’accroche tête en bas à la fleur de tomate et la fait vibrer pour en détacher les grains de pollen.
Lire l’article

 

Une citation qui résonne particulièrement en ce moment, et que nous avions envie de partager avec vous :
L’homme se doit d’être le gardien de la nature, non son propriétaire” 
Philippe Saint Marc 

Gazette d’Avril 2022

La météo incertaine de ces derniers jours a poussé les abeilles à se mettre à l’abri et les bourdonnements se sont faits discrets dans les jardins. Dès que les températures seront plus clémentes, la saison reprendra son cours et les butineurs se remettront à l’ouvrage ! Le mois d’avril est une des périodes les plus propices pour observer les abeilles maçonnes dans les Dorlotoirs.
COMMENT LES ABEILLES MAÇONNES FONT-ELLES LEUR NID ?

Dans certaines régions de France, les osmies n’ont pas chômé ! Elles ont déjà bien avancé la construction de leurs nids dans les Dorlotoirs. Vous rappelez-vous comment l’abeille maçonne fait son nid ? Non ? Suivez-nous, on vous explique tout !

Ce sont uniquement les femelles qui construisent les nids. Elles vont chercher un peu de boue humide qu’elles rapportent au nid pour en faire des cloisons. En séchant, la boue humide durcit et forme une sorte de ciment. C’est pour cela qu’on appelle aussi ces abeilles « abeilles maçonnes » !

Pour faire son nid, l’abeille maçonne dépose un stock de pollen au fond du tube du Dorlotoir. Elle pond un œuf sur le pollen et referme la chambre de son bébé avec une cloison de boue humide. Elle répète l’opération une dizaine de fois, jusqu’à ce que le tube soit plein !
POURQUOI RESTENT-ELLES À PROXIMITÉ DE LEUR NID ?
Chaque abeille solitaire est responsable de son propre nid. Dès qu’elle s’en éloigne, elle laisse sa descendance à la merci des parasites et des prédateurs qui peuvent s’attaquer au nid ou directement aux jeunes larves. C’est pourquoi les abeilles solitaires restent dans un périmètre de 250 mètres et qu’elles ne partent jamais très longtemps. Elles virevoltent de fleur en fleur à toute allure pour rentrer au plus vite !
QUE FAIRE UNE FOIS QUE TOUS MES COCONS ONT ÉCLOS ?
Dans les régions les plus chaudes, les éclosions des cocons d’osmies sont déjà bien avancées. Si en revanche vos cocons n’ont pas encore éclos, n’ayez pas d’inquiétude ! Certaines espèces (comme osmia rufa par exemple) arrivent un peu plus tardivement, souvent au début du mois de mai.
Si et seulement si vous êtes certain.e que tous vos cocons ont éclos, vous pouvez retirer la boîte ronde à cocons et :

Dans le Dorlotoir Chalet ou Mimosa

Refermez la nurserie à l’aide d’un bouchon noir. Cela protègera vos tubes des parasites qui pourraient se faufiler par cette porte d’entrée !

Dans le Dorlotoir Cabane

Remettez en place le reste des planchettes et des tubes dans le Dorlotoir Cabane pour accueillir de nouvelles abeilles !

QUE FAIRE DE MES TUBES QUI SONT DÉJÀ OCCUPÉS ?
Si les abeilles maçonnes ont été actives dans votre région ces dernières semaines, il se peut que certains tubes de votre Dorlotoir soient déjà fermés par un bouchon de terre. Cela signifie qu’une abeille y a fait son nid ! Vous pouvez laisser les tubes en place encore quelques semaines : les larves sont fragiles et il serait risqué de les déplacer. Dès le mois de juin, nous vous guiderons dans la mise à l’abri de vos tubes !
DÉBUT DE SAISON EN PHOTOS
Un immense merci à celles et ceux qui partagent avec nous leur quotidien de Dorloteur ou Dorloteuse d’Abeilles ! Voici un petit extrait des magnifiques photos qui nous ont été envoyées…

Gazette de Mars 2022

Le mois de mars marque le début d’une nouvelle saison chez les Dorloteurs d’Abeilles ! Les osmies pointent le bout de leurs antennes et un doux bourdonnement se fait entendre dans les jardins. Nous serons heureux de vous accompagner pas à pas ces prochains mois. Mais commençons par le commencement… L’éclosion des cocons !
L’ÉCLOSION DES COCONS
Les températures se sont adoucies dans une bonne partie de la France. Dès qu’elles dépassent les 12 degrés pendant plusieurs jours consécutifs, le signal est donné : les osmies cornues savent qu’il est temps d’éclore ! Les mâles sont les premiers à sortir des cocons. Vous les reconnaîtrez facilement grâce à la touffe de poils blancs qu’ils ont sur la tête. Ils ne vivent que quelques jours, le temps de la reproduction. Les femelles fécondées construisent ensuite leur nid dans lequel elles pondent des œufs. Nous aurons l’occasion de revenir en détail sur leur mode opératoire dans les prochaines gazettes !
4 ABEILLES À OBSERVER DANS LE DORLOTOIR
Vous êtes nombreux et nombreuses à avoir rejoint l’aventure ces dernières semaines et vous vous demandez sûrement quelles abeilles vous pourrez accueillir au retour des beaux jours. On vous présente 4 espèces qui s’installent volontiers dans les Dorlotoirs !
L’osmie cornue

C’est l’une des abeilles les plus précoces et on peut l’observer dès début mars. Son thorax est noir et son abdomen roux vif. C’est une petite abeille toute ronde qui fait son nid avec de la terre humide.
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L’osmie rousse

Elle est présente dès le mois d’avril et ressemble beaucoup à sa cousine cornue. Elle est un peu plus petite et ses poils sont plus clairs. Elle utilise aussi de la terre pour fabriquer son nid : c’est une abeille maçonne.

La mégachile coupeuse de feuilles

Il existe différentes espèces d’abeilles coupeuses de feuilles. Elles découpent de petits fragments de feuilles pour faire leur nid en forme de cigare. Si vous observez des feuilles poinçonnées dans votre jardin, ouvrez l’œil !
|En savoir plus|

L’abeille cotonnière

On peut facilement la confondre avec une guêpe, car son corps est strié de jaune et de noir. Mais c’est bien une abeille ! Elle prélève des fibres végétales pour fabriquer une matière blanche et cotonneuse que l’on retrouve dans son nid.
|En savoir plus|

VOS MISSIONS TOUT AU LONG DE LA SAISON
  • Observer vos abeilles
Vous les verrez grâce à la zone d’observation du Dorlotoir, de la fabrication du nid à la formation des cocons !
  • Guetter les gazettes pour devenir un Super-Dorloteur !
Nous vous guiderons pas à pas dans le suivi de vos abeilles préférées : installation du Dorlotoir, éclosion des cocons, découverte des abeilles, mise à l’abri de vos cocons…
  • Prendre des photos et des vidéos
Partagez l’expérience et faites connaître les abeilles sauvages ! Vous pouvez envoyer vos photos et vidéos depuis votre compte ou depuis l’application.
  • Remplir votre journal de bord
Vous renseignez toutes les informations concernant les abeilles sauvages de votre région et permettez ainsi de récolter un grand nombre de données qui nous permettrons de mieux les connaître pour mieux les protéger.
Mon compte
PETIT TOUR DES QUESTIONS LES PLUS POSÉES
  • Il fait froid dehors, puis-je garder mes cocons à l’intérieur ?

Non ! N’ayez pas de craintes si vous habitez dans des zones où les températures sont encore faibles : elles sont tout à fait capables de les supporter ! Si vous les rentrez à l’intérieur, elles risquent d’éclore trop tôt. Une fois en dehors de leurs cocons, elles auraient du mal à résister aux températures hivernales et surtout, elles ne trouveraient pas de quoi se nourrir.

  • Comment installer mon Dorlotoir ?

Installez votre Dorlotoir à l’abri de la pluie et de vent, à plus de 50 cm du sol et orienté vers l’est ou le sud-est. Il est important d’avoir des fleurs à proximité, pour que les abeilles puissent se nourrir et assurer le bon développement de leur descendance.

  • Comment augmenter mes chances d’accueillir des osmies dans mon Dorlotoir ?

Vous pouvez planter à proximité de votre Dorlotoir des fleurs riches en pollen et en nectar qui seront une source de nourriture et de matière pour la construction des nids de vos abeilles maçonnes. Il est important d’avoir une source d’humidité pour l’hydratation des abeilles et pour la construction des parois de leurs nids.

Bon début de saison ! 💚

Gazette de Février 2022

Nous pouvons désormais compter les jours avant de retrouver nos chères abeilles ! Les cocons vous seront renvoyés très prochainement. Vous assisterez aux premières éclosions d’ici la fin du mois !
COMMENT INSTALLER MON DORLOTOIR ?
Votre Dorlotoir a passé l’hiver au chaud et au sec. Il est l’heure de le remettre en service ! On vous donne quelques astuces pour maximiser vos chances d’accueillir des abeilles sauvages dès l’arrivée des beaux jours.
1 – Préparer le Dorlotoir à affronter les intempéries
Les Dorlotoirs ont été conçus en bois non traité pour garantir le bien-être des abeilles. Mais cela implique qu’ils sont aussi plus sensibles aux intempéries. Pour les protéger de la pluie et de l’humidité, nous vous conseillons d’appliquer une couche d’huile de lin sur les pièces en bois. Cela permettra de protéger votre Dorlotoir sans déranger les abeilles.
2 – Trouver le meilleur emplacement

L’emplacement du Dorlotoir est important pour avoir un maximum de chances d’y accueillir des abeilles dès le début du printemps. Nous vous conseillons d’installer le Dorlotoir :

  • En hauteur, à 50cm minimum du sol
  • A l’abri de la pluie et du vent
  • Orienté à vers le sud ou le sud-est : les abeilles apprécient particulièrement les premiers rayons du soleil matinal !
3 – Planter des graines de fleurs
Les osmies s’installent à proximité de sources de pollen pour ne pas avoir à s’éloigner de leur nid. En plantant des fleurs dans votre jardin ou sur votre balcon, vous leur offrez donc de quoi se nourrir tout en augmentant vos chances d’accueillir des osmies dans votre Dorlotoir !
COMMENT PRÉPARER L’ÉCLOSION DE MES COCONS ?
Des cocons d’abeilles sauvages locales vont vous être confiés au début de la saison. Les envois se feront entre le 20 février et le 15 mars.
Il est très important de bien conserver vos cocons à l’extérieur. N’ayez pas de craintes si vous habitez dans des zones où les températures sont encore très faibles : les cocons sont tout à fait capables de les supporter ! Si vous les rentrez à l’intérieur, ils risquent d’éclore trop tôt. Une fois en dehors de leurs cocons, les abeilles auraient du mal à résister aux températures hivernales et surtout, elles ne trouveraient pas de quoi se nourrir.
Vos cocons seront accompagnés d’un flyer explicatif. Si vous êtes trop impatient.e pour attendre, vous pouvez le télécharger en cliquant ici !
Nous serions très heureux d’assister à vos premières rencontres avec vos jeunes protégées. Envoyez-nous des photos et des vidéos de vos cocons et de vos abeilles, via votre espace Dorloteur ou l’application !
ZOOM SUR L’OSMIE CORNUE
L’osmie cornue (osmia cornuta) est l’une des premières abeilles à faire son apparition au retour des beaux jours. C’est aussi l’espèce que vous retrouverez en plus grand nombre dans les Dorlotoirs au printemps ! Partons à la découverte de cette petite abeille super mignonne (chez Les Dorloteurs, on l’appelle même l’abeille cochon d’inde !)
LES PREMIÈRES FLORAISONS
Osmia cornuta est une redoutable pollinisatrice car elle est active tôt dans l’année, à une période où la plupart des autres pollinisateurs sont encore inactifs. C’est donc elle qui est en charge de la pollinisation de certains arbres fruitiers comme les pruniers, pommiers ou poiriers !
VOTRE TÉMOIGNAGE
Les abeilles sauvages sont encore peu connues mais grâce à vous, Dorloteurs et Dorloteuses, le sujet intéresse de plus en plus les médias. Acceptez-vous d’être contacté.e si un journaliste souhaite recevoir le témoignage de Dorloteurs et Dorloteuses de votre région ? Si oui, remplissez ce court questionnaire pour que nous puissions vous contacter le moment venu. Votre aide est précieuse, merci !
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Gazette de janvier 2022

Nos chères osmies sont encore en diapause dans leurs cocons. Leur période de sommeil va bientôt toucher à sa fin et les premières éclosions auront lieu dans moins de deux mois, au retour des beaux jours. Comment savent-elles qu’il est temps de se réveiller ? Comment préparer leur arrivée ? On vous explique tout dans la première gazette 2022 !
COMMENT LES OSMIES SAVENT-ELLES QUAND ÉCLORE ?
Les osmies se développent pendant près de 10 mois dans leur cocon. Elles passent alors de larve à abeille. C’est une combinaison de facteurs qui provoque leur éclosion :

•    Des températures en hausse
Lorsque les températures avoisinent les 12°C pendant plusieurs jours d’affilée, le signal est donné aux abeilles. Le printemps arrive et il est temps de sortir des cocons pour débuter une nouvelle saison !

•    Une longue période de froid
L’osmie ne pourra éclore que si elle a enregistré une période de froid suffisamment longue. Cela évite les éclosions précoces lors d’un redoux inhabituel en plein mois de décembre par exemple.

Tout ceci est détecté par des mécanismes internes complexes et méconnus. Les abeilles sauvages gardent encore de nombreux secrets…

QUI ACCUEILLEREZ-VOUS DANS VOTRE DORLOTOIR ?
De nombreux Dorloteurs ont rejoint l’aventure à l’occasion des fêtes de fin d’année. Bienvenue ! Ce début d’année est l’occasion de revenir sur les espèces les plus couramment observées dans les Dorlotoirs. Encore un peu de patience, vous pourrez les accueillir à votre tour dans quelques semaines !

•    L’osmie cornue (osmia cornuta)

Cette petite abeille toute rousse et ronde est l’une des première à éclore, entre fin février et début mars dans les régions les plus chaudes. Elle fabrique son nid avec de la terre humide, d’où son surnom d’abeille maçonne !

•    L’osmie rousse (osmia rufa)

L’osmia rufa ressemble fortement à la cornuta. C’est aussi une abeille maçonne, mais elle éclot un peu plus tard, entre avril et mai. Son corps est un peu plus allongé et plus clair que celui de l’osmie cornue.

•    La mégachile coupeuse de feuilles

Ces abeilles ont un mode opératoire passionnant ! Elles découpent de petits bouts de feuilles qu’elles assemblent en rouleau (on parle de forme de cigare). Elles font leurs nids dans ces formations.
LES PESTICIDES : 1ERE CAUSE DE DISPARITION DES INSECTES
l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a publié une note scientifique en décembre, qui confirme le rôle prépondérant des pesticides dans la disparition des insectes. Les auteurs estiment que 40% des insectes sont en déclin et un tiers d’entre eux sont menacés d’extinction. Les causes de ces disparitions de masse sont multiples : raréfaction de leur habitat naturel, réchauffement climatique, invasion d’espèces exotiques… Mais ce sont bien les pesticides qui ont le plus fort impact sur les insectes, en polluant l’eau, la terre, l’air… D’où l’importance de réduire au maximum l’utilisation de ces substances toxiques !
JOYEUX ANNIVERSAIRE LES DORLOTEURS !
Il y a deux ans presque jour pour jour, nous nous lancions dans l’aventure des Dorloteurs d’Abeilles. Notre objectif principal était alors de faire connaître les abeilles sauvages et leurs problématiques. Et bien sûr, de proposer en parallèle une solution pour que chacun et chacune puisse contribuer à la protection de ces espèces tout aussi menacées qu’essentielles.  Deux ans plus tard, vous êtes plus de 4 200 à avoir apporté votre pierre à l’édifice, dans plus de 1 160 communes partout en France. Ce sont autant d’abris offerts à nos chères butineuses ! Nous avons également reçu des milliers de photos et d’informations concernant ces abeilles, par le biais de vos journaux de bord. Toutes ces informations contribuent à mieux connaître les abeilles solitaires, et donc mieux les protéger. Nous ne vous le dirons jamais assez :
MERCI pour votre engagement sans faille !

Gazette de décembre 2021

Les arbres ont perdu presque toutes leurs feuilles, les températures ont définitivement chuté et les jours sont courts… Pas de doute, nous en sommes au milieu de l’hiver ! Les abeilles sauvages sont en période de diapause et attendent le retour des beaux jours au chaud dans leurs cocons. Nous les verrons éclore entre fin février et début mars pour les plus précoces.
RETOUR EN IMAGES SUR UNE SAISON AU CÔTÉ DES DORLOTEURS
Vous êtes nombreux et nombreuses à avoir rejoint l’aventure dernièrement. Certains d’entre vous n’ont pas encore eu l’occasion d’observer les abeilles à l’œuvre dans leur Dorlotoir… Alors on prend un peu d’avance et on vous donne un aperçu de la magie qui opèrera chez vous au printemps !
DES NOUVELLES DE VOS COCONS
A cette période de l’année, les cocons que vous nous avez renvoyés ont été extraits des tubes et nettoyés avec de l’eau tiède et une action mécanique douce pour les débarrasser des parasites. Le fait de nous confier vos cocons pendant l’hiver a deux intérêts majeurs :
  • Vous permettez à vos cocons d’être mis à l’abri des parasites et des prédateurs
  • Au printemps suivant, quelques-uns de vos cocons iront à un nouveau Dorloteur vivant près de chez vous. Vous permettez ainsi la création de nouvelles zones de biodiversité !
Les derniers cocons à nous avoir été envoyés vont bientôt être chouchoutés à leur tour. Vous êtes plus de 800 à nous avoir confié vos protégées cette année : un grand merci pour votre confiance renouvelée !
ZOOM SUR LES PRINCIPAUX PARASITES
Mais quels sont les principaux parasites qui s’installent dans les nids des abeilles maçonnes et quels sont leurs modes opératoires ?
  1. La mouche Cacoxenus indagator
On la repère facilement car elle laisse dans les nids des asticots blancs collants et des poils oranges frisés qui sont les excréments des larves. Ces larves ingèrent tout le stock de pollen et empêchent ainsi le développement de la jeune abeille.
  1. Trichodes alvearius 
Ses grosses larves oranges vif sont facilement reconnaissables. Elles se nourrissent des cocons d’abeilles et pourraient même se déplacer d’une cellule à l’autre dans le nid de l’osmie.
  1. La mite du pollen
Ces tous petits parasites se nourrissent du stock de pollen laissé dans le nid de l’osmie. La mite du pollen s’accroche aux poils des jeunes abeilles lors de l’éclosion, ce qui les affaiblit sensiblement.
  1. La guêpe Monodontomerus obscurus 
Cette guêpe solitaire de toute petite taille apparaît au début de l’été et a deux générations par an. Avec son ovopositeur, elle pond à travers le tube en carton et à l’intérieur des cocons.
EN SAVOIR PLUS
QUE SE PASSE-T-IL CHEZ LES ABEILLES A MIEL ?
Si nos chères abeilles sauvages sont en train de se développer en ce moment même bien au chaud dans leurs cocons, que se passe-t-il du coté des abeilles à miel ?
Lorsque le froid commence à s’installer, les abeilles qui vivent en colonie se regroupent en forme de grappe pour maintenir une température suffisante (environ 30 degrés) au sein de la ruche. Pour ce faire, elles contractent et décontractent les muscles de leurs ailes, ce qui provoque un dégagement de chaleur.